Les jours raccourcissent, l’hiver arrive bel et bien. Et avec lui, l’envie de renforcer son système immunitaire. Malgré une supplémentation en vitamine D, recommandée parfois en cas d’insuffisance, le constat laisse perplexe : le taux de vitamine D ne remonte pas. Alors, pourquoi la supplémentation ne donne-t-elle pas les résultats attendus ?
Pourquoi nous traitons ce sujet
Se supplémenter en vitamine D ne garantit pas toujours que son taux augmente comme attendu. Observance, absorption digestive, mode de prise ou encore disponibilité de certains cofacteurs : plusieurs éléments peuvent influencer la réponse de l’organisme et méritent d’être pris en compte.
En tant que laboratoire de micronutrition, nous souhaitons apporter un éclairage sur ces interactions, notamment avec le magnésium et la vitamine K2, en distinguant ce qui relève des rôles nutritionnels établis des hypothèses encore étudiées. L’objectif : mieux comprendre les facteurs susceptibles d’intervenir dans le métabolisme de la vitamine D, sans attribuer aux nutriments des effets qui ne sont pas établis ou autorisés.
La rédaction VitanutricsLaboratoire de micronutrition
La vitamine D ne fonctionne pas seule : elle dépend de plusieurs cofacteurs, et c’est souvent à ce niveau que tout se joue. Dans cet article, faisons le point sur les facteurs qui peuvent expliquer une réponse insuffisante à la vitamine D et découvrez nos conseils pour profiter pleinement des bienfaits de cette vitamine.
Ce qu’il faut retenir :
- La vitamine D soutient les défenses naturelles de l’organisme et contribue au maintien d’une bonne santé osseuse.
- Le soleil et l’alimentation constituent les deux sources principales de vitamine D pour votre corps.
- Une supplémentation adaptée peut contribuer à augmenter les taux de vitamine D lorsque les apports sont insuffisants.
- Le magnésium et la vitamine K2 jouent un rôle complémentaire pour optimiser les bénéfices d’une supplémentation en vitamine D.
Les compléments alimentaires qu’il vous faut
La vitamine D en bref
Les bienfaits de la vitamine D
La vitamine D est un nutriment essentiel à votre santé. Véritable alliée de l’organisme, elle joue un rôle déterminant dans le système immunitaire, particulièrement sollicité en hiver. Mais, son action ne s’arrête pas là : cette vitamine que l’on surnomme « vitamine du soleil » favorise l’absorption du calcium par l’organisme et contribue ainsi à maintenir des niveaux normaux de calcium dans le sang. En participant à la formation et au maintien d’os et de dents solides, elle soutient ainsi le capital osseux au fil du temps.
Les meilleures sources en vitamine D
Pour profiter pleinement de ses bienfaits, encore faut-il couvrir ses besoins. La vitamine D possède une particularité : elle peut provenir de deux sources principales, l’une endogène et l’autre alimentaire. Pourtant, chacune présente ses limites. La supplémentation peut alors venir compléter ses apports pour contribuer à couvrir les besoins de l’organisme. On vous explique tout.
L’exposition au soleil
Contrairement aux autres vitamines, la vitamine D peut être fabriquée naturellement par l’organisme lorsqu’il est exposé au soleil. L’Anses recommande une exposition de 15 à 20 minutes en fin de matinée ou dans l’après-midi pour assurer à l’organisme un apport journalier suffisant en vitamine D (1). Une activité physique à l’air libre peut, par exemple, être l’occasion de profiter de cette exposition.
Mais plusieurs facteurs peuvent limiter la quantité de vitamine D produite par le corps. La saison, la présence de nuages, le moment de la journée, l’utilisation d’un écran solaire ou encore la quantité de peau exposée au soleil peuvent notamment jouer un rôle. Le temps passé à l’extérieur compte également : une exposition insuffisante ne permet pas toujours à l’organisme de produire suffisamment de vitamine D.
Enfin, l’âge et la pigmentation de la peau peuvent aussi influencer cette production. Avec l’âge, la fabrication de vitamine D diminue. Quant à la mélanine, ce pigment naturel responsable de la couleur plus ou moins foncée de la peau, elle nécessite une exposition plus longue aux rayons ultraviolets du soleil pour permettre à l’organisme de produire de la vitamine D.
Les aliments riches en vitamine D
L’alimentation constitue une autre source de vitamine D. Il est ainsi possible de maintenir un statut satisfaisant en intégrant régulièrement à ses repas des aliments qui en sont naturellement riches :
- les œufs, en particulier le jaune d’œuf ;
- les poissons gras, comme le saumon, la truite, les sardines, le maquereau, le hareng et les anchois ;
- certains produits enrichis, comme les céréales, les matières grasses et les produits laitiers (yaourts, fromage blanc, fromage, lait) ;
- l’huile de foie de morue et le foie de morue, ainsi que les œufs de poisson, notamment de cabillaud et de saumon ;
- certains champignons, tels que les girolles, les cèpes et les morilles.
Pour assurer un apport suffisant, l’Anses recommande également d’équilibrer et de varier son alimentation tout au long de l’année. Elle conseille de consommer deux portions de poisson par semaine, dont une portion de poisson gras. (1)
Pour autant, l’alimentation ne suffit pas toujours à couvrir les besoins. Le manque d’exposition au soleil, associé à un régime pauvre en vitamine D, peut en effet entraîner un manque de vitamine D. En 2019, plus de 70 % des adultes français présentaient ainsi une insuffisance d’apport en vitamine D, tandis que 6,5 % d’entre eux avaient une carence nutritionnelle. (2) Une supplémentation peut alors être envisagée pour contribuer à maintenir un apport suffisant.
La supplémentation en vitamine D
La vitamine D peut aussi être apportée par des compléments alimentaires. Ceux-ci proposent principalement deux formes de vitamine D :
- la vitamine D3 (cholécalciférol), le type de vitamine D produit par la peau lors de l’exposition au soleil ;
- la vitamine D2 (ergocalciférol), une forme de vitamine D dérivée de végétaux.
Pourtant, malgré une supplémentation, certaines personnes constatent que leur taux de vitamine D ne remonte pas, ou augmente peu. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette absence de réponse : une variabilité individuelle du récepteur de la vitamine D, l’observance de la supplémentation (dose, fréquence et durée de la prise du complément) ou encore certains troubles digestifs.
Vitamine D : les stratégies pour faire remonter vos taux
Une fois apportée à l’organisme, la vitamine D doit encore être transformée pour pouvoir exercer pleinement ses fonctions. Elle passe ainsi de sa forme inactive, la 25[OH]D, à une forme active appelée 1,25[OH]2D. Cette transformation est essentielle, car c’est sous sa forme active que la vitamine D exerce ses fonctions biologiques. Or, pour franchir cette étape, elle a besoin de cofacteurs d’enzymes. Autrement dit, la vitamine D ne peut pas agir seule : son activation dépend également de plusieurs éléments qui permettent aux enzymes impliquées dans cette transformation de fonctionner.
Le magnésium, cofacteur indispensable et grand oublié
Pour que la vitamine D soit efficace, encore faut-il disposer d’un taux suffisant de magnésium. Une étude suggère en effet que, sans magnésium, la supplémentation en vitamine D pourrait perdre une partie de son efficacité. (3) Voyons pourquoi.
Le magnésium est le quatrième minéral le plus abondant dans le corps humain. Parmi ses nombreuses fonctions corporelles, il joue un rôle majeur dans la solidité des os, le métabolisme énergétique et le bon fonctionnement musculaire.
Le déficit en vitamine D et/ou en magnésium est associé à différents troubles, notamment cardiovasculaires. Autre point commun entre ces deux nutriments : le magnésium contribue à limiter le risque de fracture osseuse, des rôles également attribués à la vitamine D.
Une revue publiée dans The Journal of the American Osteopathic Association met en évidence des interactions entre la vitamine D et le magnésium. D’un côté, la vitamine D stimule l’absorption du magnésium. De l’autre, le magnésium constitue une aide minérale précieuse pour soutenir l’activation de la vitamine D : les enzymes qui participent à son métabolisme ont en effet besoin de magnésium.
Pour bénéficier des atouts santé de cette vitamine, il est donc essentiel de veiller aussi à maintenir un apport suffisant en magnésium. Bonne nouvelle : ce dernier se trouve dans de nombreux aliments. Parmi les principales sources, on retrouve les amandes, les bananes, les haricots, les brocolis, le riz complet, les noix de cajou, le jaune d’œuf, l’huile de poisson, les légumes verts et les champignons. Les graines de courge, de sésame et de tournesol, mais aussi le maïs, le soja et les céréales complètes, peuvent également contribuer aux apports en magnésium.
Vitamine D et vitamine K2 : faut-il les associer ?
La vitamine K2 suscite l’intérêt pour son rôle dans le métabolisme du calcium. En effet, elle active des protéines essentielles qui contribuent à diriger le calcium vers les os tout en limitant son accumulation dans les artères.
L’association vitamine D et K2 peut donc être intéressante : si la vitamine D augmente l’absorption du calcium, sans vitamine K2, le calcium pourrait se déposer dans les artères et provoquer des calcifications. Ces deux vitamines présentent ainsi une action complémentaire pour accompagner la santé osseuse.
Cette vitamine peut être apportée par l’alimentation, grâce à certains aliments d’origine animale, comme le foie d’oie, de poulet ou de bœuf, mais aussi à des aliments d’origine végétale, tels que le natto, la choucroute, le kéfir et certaines boissons fermentées.
À noter, si la vitamine K2 ne présente pas d’effet indésirable pour la population en bonne santé, les personnes prenant des anticoagulants doivent toutefois consulter leur médecin avant d’en prendre.
La vitamine D, prise avec un repas riche en graisses
La vitamine D étant liposoluble (c’est-à-dire soluble dans les graisses), sa prise au cours d’un repas favorise son absorption. Les suppléments et les produits enrichis en vitamine D devraient ainsi idéalement être consommés lors d’un repas contenant des lipides sains, autrement dit de « bons gras ». Pourquoi ? Parce que la vitamine D se dissout dans les graisses et les huiles, ce qui permet à l’organisme de mieux l’assimiler. Pour accompagner sa prise, les avocats, les noix, les poissons gras et l’huile d’olive extra-vierge constituent notamment de bons choix.
Manque de vitamine D : quels compléments alimentaires choisir ?
Vitamine D3 : la forme la mieux absorbée par l’organisme
Comme nous l’avons vu précédemment, la vitamine D contribue au maintien d’une calcémie normale, ainsi qu’au maintien d’une ossature, d’une fonction musculaire et d’une dentition normales. Elle participe également au fonctionnement normal du système immunitaire et intervient dans le processus de division cellulaire.
Pour tirer parti de son rôle dans l’organisme, VitaD3 propose de la vitamine D3 sous une forme huileuse, diluée avec de l’huile de colza bio naturelle. Cette forme constitue une source 100 % naturelle et hautement biodisponible. L’utilisation d’une base huileuse permet une assimilation optimale par l’organisme. De plus, contrairement à la vitamine D2, la vitamine D3 est une forme bio-active qui facilite également son assimilation par l’organisme, augmentant ainsi son efficacité.
La gamme VITAD3 se décline en différents dosages : 400 UI, 1 000 UI et 2 000 UI. Elle peut ainsi convenir à toute la famille et s’intégrer dans une supplémentation régulière.
Enfin, pour les personnes suivant un régime vegan, VITAD3 existe dans une version issue d’algues rouges, permettant de répondre à leurs besoins tout en respectant leur mode d’alimentation.
Magnésium : un allié gagnant pour la vitamine D
En complément d’une supplémentation en vitamine D, il est donc intéressant de veiller à des apports suffisants en magnésium. VITAMAGNESIUM Forte constitue une excellente source de magnésium grâce à ses trois sources de magnésium, pensées pour une action globale. Sa formule est complétée par des cofacteurs tels que le zinc, les vitamines du groupe B et la taurine, pour un complexe hautement biodisponible. Enfin, sa haute tolérance digestive en fait un choix idéal pour un usage quotidien.
Vitamines K2 et D3 combinées : la synergie de deux vitamines pour le calcium
La vitamine D favorise l’absorption intestinale du calcium. La vitamine K2, quant à elle, complète cette action en contribuant à sa bonne utilisation par l’organisme. Pour compléter votre supplémentation en vitamine D, découvrez VITA K2. Notre produit présente une vitamine K2 ultra-pure et 100 % naturelle, issue du natto, un aliment japonais particulièrement riche en vitamine K2.
La vitamine D ne travaille pas seule. Lorsque le taux ne bouge pas malgré une supplémentation, plusieurs facteurs peuvent expliquer cette réponse insuffisante. Magnésium, vitamine K2, alimentation et mode de prise : autant d’éléments à prendre en compte pour optimiser l’assimilation de la vitamine D et profiter pleinement de ses bienfaits.
Sources scientifiques :
- ANSES, Vitamine D : pourquoi et comment assurer un apport suffisant ?, 2022
- ANSES, Publication des nouvelles références nutritionnelles en vitamines et minéraux pour la population française, 2021
- Anne Marie Uwitonze, Mohammed S. Razzaque, Role of Magnesium in Vitamin D Activation and Function, 2018, J Osteopath Med; 118(3): 181-189, https://doi.org/10.7556/jaoa.2018.037
- van Ballegooijen AJ, Beulens JW. The Role of Vitamin K Status in Cardiovascular Health: Evidence from Observational and Clinical Studies. Curr Nutr Rep. 2017;6(3):197-205. doi: 10.1007/s13668-017-0208-8. Epub 2017 Jul 10. PMID: 28944098; PMCID: PMC5585988.
Pour connaître précisément votre statut en vitamine D, une analyse sanguine est nécessaire. Le dosage de la vitamine D mesure le taux de 25-hydroxyvitamine D (25(OH)D), principale forme circulante de la vitamine D dans l’organisme. Il permet ainsi d’évaluer les réserves en vitamine D et d’identifier une éventuelle insuffisance. Ce dosage peut être recommandé en présence de facteurs de risque de carence, comme une faible exposition au soleil, une alimentation pauvre en vitamine D ou certains troubles susceptibles d’affecter son absorption ou son métabolisme. À noter : il n’est pas nécessaire d’être à jeun pour réaliser ce prélèvement sanguin. Il est donc possible de manger normalement avant l’analyse.
La vitamine D3 joue un rôle essentiel dans plusieurs fonctions de l’organisme. Elle contribue notamment au maintien d’une ossature et d’une dentition normales, ainsi qu’au bon fonctionnement du système immunitaire. De son côté, la vitamine K2 contribue au maintien d’une ossature normale et à une coagulation sanguine normale. Elle participe également à l’utilisation du calcium par l’organisme. Ces deux vitamines peuvent ainsi agir de manière complémentaire, notamment pour soutenir la solidité osseuse.
La vitamine D favorise l’absorption du calcium. Mais, en cas de prise excessive de vitamine D, une quantité importante de calcium peut se retrouver dans le sang. C’est là que la vitamine K intervient. Elle participe à l’activation de plusieurs protéines impliquées dans le métabolisme du calcium. L’association de la vitamine D et de la vitamine K peut ainsi être intéressante : tandis que la vitamine D favorise l’absorption du calcium, la vitamine K2 participe aux mécanismes permettant de diriger le calcium vers les tissus qui en ont besoin, notamment les os.
Une insuffisance en vitamine D peut se manifester au niveau musculaire et osseux. Sur le plan musculaire, elle peut s’accompagner d’une baisse du tonus musculaire et de tétanie. Du côté des os, un apport insuffisant peut favoriser l’apparition d’un rachitisme chez les jeunes en période de croissance. Ces troubles peuvent aussi provoquer des inconforts osseux et musculaires ainsi que des déformations osseuses. Un manque en vitamine D peut également contribuer à une diminution de la masse osseuse, augmentant ainsi le risque de fracture. Ce risque est d’autant plus important lorsque la pratique d’une activité physique est réduite.
Tout le monde n’est pas exposé au même risque d’un manque en vitamine D. Avec l’âge, la capacité de l’organisme à absorber ou à synthétiser la vitamine D diminue, faisant des personnes âgées une population particulièrement vulnérable. Nous retrouvons également les nourrissons et les enfants. Les femmes enceintes et les femmes ménopausées sont également concernées. En effet, les bouleversements hormonaux peuvent entraîner une déminéralisation osseuse et fragiliser les os. Les personnes à peau mate ou foncée peuvent aussi être davantage exposées à un manque de vitamine D, car la synthèse de cette vitamine lors de l’exposition au soleil est moins efficace. Enfin, certains facteurs peuvent accentuer le risque de déficit, comme les régimes alimentaires spécifiques, ainsi que certains troubles entraînant une malabsorption intestinale.