Vous mangez comme avant… et pourtant votre ventre change. Plus gonflé, plus arrondi, plus difficile à gérer. C’est l’une des réalités les plus fréquentes et les plus mal comprises de la ménopause.
Ce changement ne tient pas qu’à une question de calories. Il s’explique par des bouleversements profonds : des hormones qui se réorganisent, un microbiote intestinal qui se modifie, un métabolisme qui ralentit. Trois mécanismes interconnectés qui agissent ensemble, souvent à votre insu.
La bonne nouvelle ? Comprendre ces mécanismes, c’est déjà reprendre la main. Et des leviers concrets existent pour soutenir votre santé métabolique après 50 ans : alimentation, activité physique, sommeil, micronutrition. Et sans régimes draconiens !
Ce qu’il faut retenir
- La chute des œstrogènes à la ménopause favorise le stockage des graisses viscérales au niveau de l’abdomen, indépendamment de l’apport calorique.
- La ménopause modifie le microbiote intestinal, ce qui peut impacter le métabolisme, l’inflammation de bas grade et le stockage des graisses.
- Le métabolisme de base ralentit avec l’âge et la perte de masse musculaire : une prise de poids est possible même sans manger davantage.
- La digestion peut devenir plus lente et le ventre plus gonflé en raison des changements hormonaux, intestinaux et enzymatiques.
- Une combinaison alimentation adaptée + activité physique + sommeil + micronutrition aide à mieux gérer le poids et le ventre après 50 ans.
- La ménopause est une période de risque cardiométabolique plus élevé : un suivi médical régulier reste essentiel.
Ménopause : que se passe-t-il dans votre corps ?
Les changements hormonaux
La ménopause s’installe peu à peu entre 45 et 52 ans en moyenne, avec une chute progressive des œstrogènes et de la progestérone. Ces hormones ne servent pas seulement à la reproduction. Elles influencent aussi la répartition des graisses, la sensibilité à l’insuline, le métabolisme énergétique… et même l’humeur.
Les bouffées de chaleur en sont la manifestation la plus connue. Mais la prise de poids est souvent l’une des conséquences les plus marquantes et les plus mal vécues.
Quand les œstrogènes diminuent, la balance hormonale se déplace vers une relative prédominance des androgènes. Par conséquent, les graisses ne se stockent plus de la même façon. Elles migrent des hanches et des cuisses vers l’abdomen. On assiste à une redistribution dite androïde ou en « pomme », très différente de la silhouette gynoïde en « poire ».
Graisse viscérale vs graisse sous-cutanée
Toutes les graisses abdominales ne se ressemblent pas. La graisse sous‑cutanée, celle que l’on peut pincer, diffère de la viscérale, qui s’accumule en profondeur autour des organes comme le foie, les intestins ou le pancréas.
C’est cette graisse au niveau des viscères qui tend à augmenter à la ménopause. Or, elle n’est pas simplement un dépôt inerte. C’est un tissu actif, capable de sécréter des substances pro‑inflammatoires (adipokines et cytokines), de favoriser la résistance à l’insuline et d’augmenter le risque de syndrome métabolique, de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires.
Autrement dit, le fameux “ventre de la ménopause” n’est pas qu’une question d’esthétique. C’est avant tout un enjeu de santé métabolique, et il mérite toute notre attention.
Les compléments alimentaires qu’il vous faut
Microbiote, hormones et métabolisme
Le microbiote : un chef d’orchestre métabolique
Le microbiote intestinal, ces milliards de bactéries, champignons et virus qui peuplent votre intestin, joue un rôle fondamental dans votre métabolisme. Il participe à la digestion des fibres alimentaires, produit des acides gras à chaîne courte (AGCC) essentiels à la santé intestinale et au métabolisme énergétique, régule le métabolisme des acides biliaires, et intervient dans la fabrication de vitamines essentielles.
De ce fait, un microbiote équilibré et diversifié est associé à une meilleure sensibilité à l’insuline, un poids plus stable et une inflammation de bas grade réduite. À l’inverse, lorsque le microbiote est déséquilibré (on parle alors de dysbiose), le risque de prise de poids, de résistance à l’insuline et de troubles digestifs augmente.
Ménopause et microbiote : une relation à double sens
Comme vu précédemment, l’équilibre du microbiote intestinal peut être fragilisé à la ménopause. Or, un microbiote appauvri ou déséquilibré peut influencer bien plus que la digestion.
Lorsque la flore intestinale est altérée, la barrière intestinale devient plus perméable. On parle alors d’hyperméabilité intestinale. Certaines particules indésirables ont alors la capacité de passer dans la circulation, ce qui favorise une inflammation discrète mais chronique. Avec le temps, cette inflammation peut perturber la sensibilité à l’insuline et encourager le stockage des graisses, notamment au niveau abdominal. (3, 4)
Pourquoi votre ventre change après 50 ans ?
Un métabolisme qui ralentit
Avec l’âge, la dépense énergétique au repos diminue progressivement, en grande partie à cause de la sarcopénie,processus physiologique de perte de masse musculaire et de force lié au vieillissement. (5) Or, les muscles sont des tissus très actifs sur le plan énergétique : plus le corps contient de muscle, plus il consomme d’énergie, même au repos.
Par ailleurs, les femmes avec l’âge ont tendance à être moins actives, souvent sans s’en rendre compte. Cela contribue aussi à la prise de poids et à la redistribution des graisses, notamment au niveau abdominal.
En d’autres termes, même avec un apport calorique identique, le corps tend à stocker davantage de graisses, surtout autour du ventre.
Digestion plus lente et ventre gonflé
Le “ventre de la ménopause” peut avoir plusieurs origines :
- Hormonale : Les fluctuations des taux de progestérone et d’œstrogènes influencent la motilité intestinale et la sensibilité digestive. (6)
- Intestinale : Le microbiote altéré favorise la fermentation excessive de certains aliments et la production de gaz. L’intestin peut aussi devenir plus sensible, réagissant davantage aux variations alimentaires.
- Enzymatique : Avec l’âge, la production de certaines enzymes digestives et d’acide gastrique peut diminuer, rendant la digestion des nutriments plus difficile.
Tout cela contribue à des sensations de lourdeur, de ballonnements, des problèmes de transit accompagnés parfois de diarrhées ou de constipation. En effet, au cours de cette transition ménopausique, les changements hormonaux contribuent à une augmentation de la fréquence de la constipation. (7)
Alimentation à la ménopause : comment soutenir votre métabolisme ?
Principes généraux
Il ne s’agit pas de manger moins, mais de manger mieux. Le but n’est pas de vous priver mais de bien nourrir votre microbiote, de préserver votre masse musculaire, de stabiliser votre glycémie tout en réduisant l’inflammation. Tout cela sans frustration ni restriction excessive !
Voici quelques éléments de base pour adopter une alimentation équilibrée dès 40 ans :
- Protéines : elles sont essentielles pour maintenir la masse musculaire et donc le métabolisme. Visez un apport de 1,2 g par kilogramme de poids corporel par jour soit l’équivalent de 2 portions de protéines animales ou végétales par jour (œufs, poisson, viandes maigres, légumineuses, tofu, produits laitiers).
- Fibres : indispensables pour le microbiote, la satiété et la régulation de la glycémie. Misez sur les légumes, fruits, légumineuses, céréales complètes, graines de chia ou de lin, en variant les sources. Notre conseil : 25 à 30 g de fibres par jour. En pratique :
- 2 portions de légumes cuits ou crus à chaque repas
- 1 à 2 fruits entiers par jour
- Légumineuses 2–3 fois/semaine
- Céréales complètes à chaque repas
- Oméga 3 : anti-inflammatoires et bénéfiques pour le métabolisme. On les retrouve dans les poissons gras, noix, lin, chanvre, huile d’olive, avocat. Prenez 250 à 500 mg/j d’EPA + DHA (ou sources végétales riches en ALA si vous êtes végétarienne)
- Hydratation : souvent négligée, elle soutient le transit, le métabolisme et la gestion de la faim.
- Buvez 1,5 à 2 L d’eau/jour (plus en cas d’activité physique ou de chaleur)
- Optez pour des boissons non sucrées (évitez les sodas et jus industriels)
Aliments à privilégier vs aliments à limiter
Organisation des repas
Manger à des heures régulières, c’est un véritable allié pour garder votre glycémie stable et dire adieu aux fringales soudaines ! L’idéal ? Trois repas bien structurés par jour, avec éventuellement de petites collations légères si la faim se fait sentir.
À chaque assiette, misez sur les protéines et les fibres : elles vous aident à rester rassasié plus longtemps et à tenir jusqu’au prochain repas sans coup de pompe.
Et quelques conseils en plus et qui conviennent à tout âge :
- Évitez le grignotage sucré ou gras en dehors des repas : il favorise les pics d’insuline répétés et le stockage des graisses abdominales.
- Prenez le temps de manger, de mastiquer : cela améliore la digestion et envoie les bons signaux de satiété.
Activité physique, sommeil et énergie
Bouger différemment après 50 ans
L’activité physique est l’un des meilleurs leviers contre la prise de poids abdominale et la perte de masse musculaire à la ménopause. Mais toutes les activités ne se valent pas.
L’idéal est de combiner deux types de pratiques :
- Endurance ou cardio modéré (aérobie) : marche rapide, vélo, natation, danse… Ces pratiques sportives améliorent la sensibilité à l’insuline, réduisent la graisse viscérale et soutiennent la santé cardiovasculaire.
- Renforcement musculaire : exercices avec résistance (poids libres, élastiques, machines, Pilates…). Il préserve et augmente la masse musculaire, ce qui maintient le métabolisme de base à un niveau plus élevé.
Une méta-analyse montre que l’entraînement physique augmente la masse musculaire et réduit la masse grasse totale, le pourcentage de graisse corporelle, le tour de taille et la graisse viscérale chez les femmes post-ménopausées. Les entraînements aérobies et combinés étaient particulièrement efficaces pour aider à atténuer la graisse, tandis que les entraînements de résistance avaient un effet significatif sur la masse musculaire. (8)
Sommeil et gestion du stress : des piliers souvent oubliés
Le sommeil joue un rôle crucial dans la régulation du poids et du métabolisme. À la ménopause, les troubles du sommeil sont fréquents et perturbent plusieurs hormones essentielles :
- Cortisol (hormone du stress) : son taux augmente, favorisant une augmentation du tissu adipeux intra-abdominal. (9)
- Ghréline (hormone de la faim) : À mesure que la ménopause progresse, la ghréline tend à diminuer ce qui provoque plus de fringales, particulièrement pour les aliments sucrés. (10)
- Leptine (hormone de la satiété) : son déficit rend plus difficile la sensation de rassasiement, contribuant à une consommation accrue de calories.
Ainsi, le manque de sommeil et le stress chronique peuvent accentuer la prise de poids à la ménopause, en favorisant à la fois l’appétit et le stockage de graisses, en particulier au niveau abdominal.
Quelques conseils simples pour aider à réduire le cortisol et vous aider à dormir profondément :
- Couchez-vous à horaires réguliers
- Limitez les écrans avant le coucher
- Créez un environnement frais et calme.
- Pratiquez une activité relaxante le soir comme le yoga, la méditation ou encore des exercices de respiration profonde.
Micronutrition : optimiser digestion, sommeil, stress et vitalité au quotidien
Une alimentation équilibrée reste le pilier pour traverser la ménopause en pleine forme. Mais parfois, votre corps mérite un petit coup de pouce supplémentaire ! Certains compléments alimentaires peuvent aider là où vous en avez le plus besoin.
Découvrez les trois axes essentiels pour vous accompagner dans cette étape clé de votre vie, en ciblant vos inconforts et en retrouvant confort et vitalité.
Soutien métabolique
Certains micronutriments et extraits végétaux peuvent aider à relancer le métabolisme aussi bien sur la gestion de la glycémie, la sensibilité à l’insuline et la digestion des graisses. C’est particulièrement pertinent à la ménopause, où la résistance à l’insuline et le stockage des graisses viscérales tendent à augmenter.
L’objectif n’est pas de « brûler des graisses » par magie, mais de soutenir les fonctions métaboliques de l’organisme, en complément d’une alimentation adaptée et d’une activité physique régulière.
Par exemple, le chrome est reconnu pour maintenir une glycémie normale et le métabolisme des glucides. L’acide alpha-lipoïque, un acide soufré, permet aussi de contribuer au bon fonctionnement du métabolisme et à la production d’énergie. Il améliore, entre autres, la sensibilité à l’insuline.
Du côté des plantes, la cannelle est aussi une solution naturelle pour votre santé métabolique. Non seulement, elle aide à maintenir un bon taux de glucose dans le sang mais elle intervient aussi sur la digestion.
Probiotiques pour la ménopause
Certaines souches probiotiques spécifiques peuvent aider à rééquilibrer le microbiote intestinal altéré lors de la ménopause.
Chacun de nos compléments est conçu avec des souches dosées de manière optimale offrant une résistance efficace au passage gastrique. Ils ciblent des besoins précis, en fonction des inconforts spécifiques pouvant être rencontrés pendant cette phase de transition, tels que :
VITAPERMEA 2’FUCOSYLLACTOSE : une formule spécifique pour agir sur l’équilibre de la muqueuse intestinale en cas d’hyperméabilité intestinale. Elle est notamment ciblée en cas de troubles digestifs et une augmentation de la sensibilité à certains aliments.
VITABIOTIC CONFORT : 4 souches microbiotiques naturellement présentes dans le système digestif, combinées à de la mauve pour favoriser la digestion et le transit.
VITABIOTIC PROTECT : une formule concentrée en souches microbiotiques microencapsulées (Lactobacillus et Bifidobacterium), combinées à d’autres actifs comme la vitamine B2 qui contribue au maintien de la muqueuse intestinale.
Gestion du stress et sommeil : un allié pour votre poids
À la ménopause, un stress important ou un sommeil perturbé peut favoriser la prise de poids, en particulier au niveau abdominal. Ainsi, prendre soin de son sommeil et réduire le stress aident à soutenir le métabolisme et à mieux gérer son appétit.
- VITAPROZEN SERACTIV à base de Safran pour favoriser la relaxation et le bien‑être mental.
- Faire le plein de magnésium est essentiel pour agir sur votre équilibre nerveux, en particulier en cas d’irritabilité. Le mieux est de le prendre le soir afin de mieux vous détendre pour favoriser le sommeil.
- Les solutions à base de mélatonine sont un vrai soutien pour vous endormir plus facilement. La forme spray est idéale à avoir sur votre table de nuit en cas de réveils nocturnes : VITASPRAY Mélatonine.
Ces solutions forment un véritable combo gagnant lorsqu’elles s’associent à un mode de vie sain avec une alimentation équilibrée et une activité physique régulière.plétée par la vitamine B6. Cette formule favorise un sentiment de détente rapide et soutient le fonctionnement normal du système nerveux et des fonctions psychologiques.
Quand consulter ?
Signaux d’alerte à ne pas ignorer
À partir de 50 ans, il est conseillé de consulter un professionnel de santé dès l’apparition de symptômes comme :
- Prise de poids rapide et inexpliquée, particulièrement au niveau de l’abdomen
- Douleurs abdominales inhabituelles ou persistantes
- Troubles digestifs importants, tels que diarrhée, constipation chronique ou saignements
- Soif excessive, fatigue intense ou vision floue, pouvant être des signes de diabète
- Essoufflement, douleurs thoraciques ou palpitations, pouvant indiquer un problème cardiovasculaire
- Tension artérielle élevée
Un dépistage précoce permet de prendre soin de votre santé efficacement.
L’importance d’un suivi médical
La ménopause est une période de vulnérabilité cardiométabolique accrue. Le risque de syndrome métabolique, de diabète de type 2, d’hypertension, de stéatose hépatique et de maladies cardiovasculaires augmente significativement après 50 ans.
Un bilan biologique annuel (glycémie, bilan lipidique, tension artérielle, poids, tour de taille) est recommandé. Selon votre situation, votre médecin traitant, un endocrinologue, une gynécologue ou une nutritionniste pourront vous accompagner et, si nécessaire, discuter d’un traitement hormonal de la ménopause (THM) adapté à votre profil.
Il est essentiel de rappeler que les compléments alimentaires s’inscrivent dans une démarche globale de santé mais ils ne remplaceront jamais un avis médical.
Conclusion
Les rondeurs au niveau du ventre, la prise de poids abdominale ou la digestion plus lourde à la ménopause ne sont pas une fatalité. Ce sont des signaux de changements profonds qu’il est essentiel de comprendre pour mieux les gérer.
En activant les bons leviers, vous pouvez reprendre le contrôle de votre santé métabolique après 50 ans. Dès les premiers signes, misez sur l’alliance gagnante : une alimentation riche en protéines et en fibres, une activité physique qui combine cardio et renforcement musculaire, un sommeil réparateur, une gestion active du stress, et un soutien nutraceutique ciblé adapté à cette étape de vie.
Prendre soin de vous après 50 ans, c’est avant tout écouter votre corps et lui offrir ce dont il a vraiment besoin, pour rester énergique, sereine et en pleine forme.
Sources scientifiques :
- Marrium Liaquat, Anne Marie Minihane, David Vauzour, Matthew G Pontifex. The gut microbiota in menopause: Is there a role for prebiotic and probiotic solutions? Post Reprod Health. 2025 Jun;31(2):105-114. doi: 10.1177/20533691251340491. Epub 2025 May 7.
- Brandilyn A. Peters and al. Menopause Is Associated with an Altered Gut Microbiome and Estrobolome, with Implications for Adverse Cardiometabolic Risk in the Hispanic Community Health Study/Study of Latinos. mSystems. 2022 Jun 28;7(3):e0027322. doi: 10.1128/msystems.00273-22. Epub 2022 Apr 13.
- Jose Antonio Santos-Marcos, Marina Mora-Ortiz, Manuel Tena-Sempere, Jose Lopez-Miranda, Antonio Camargo. Interaction between gut microbiota and sex hormones and their relation to sexual dimorphism in metabolic diseases. Biol Sex Differ. 2023 Feb 7;14:4. doi: 10.1186/s13293-023-00490-2.
- Mohamed Gaber and al. Visceral adiposity in postmenopausal women is associated with a pro-inflammatory gut microbiome and immunogenic metabolic endotoxemia. Microbiome. 2024 Oct 4;12(1):192. doi: 10.1186/s40168-024-01901-1.
- Aubertin-Leheudre M, Gagnon C. Sarcopenia in Menopausal Women: Current Perspectives. Clin Interv Aging. 2022;17:1193‑1212.
- Brandilyn A Peters, Nanette Santoro, Robert C Kaplan, Qibin Qi.Spotlight on the Gut Microbiome in Menopause: Current Insights. Int J Womens Health. 2022 Aug 10;14:1059–1072. doi: 10.2147/IJWH.S34049.
- Raaj S Mehta 1, Kyle Staller. Menopausal transition and bowel disturbances: a step in the right direction. Menopause. 2018 Jun;25(6):589-590.
- Mousa Khalafi and al. The effects of exercise training on body composition in postmenopausal women: a systematic review and meta-analysis. Meta-Analysis Front Endocrinol (Lausanne). 2023 Jun 14:14:1183765.
- Nancy F Woods 1, Molly C Carr, Eunice Y Tao, Heather J Taylor, Ellen S Mitchell. Increased urinary cortisol levels during the menopausal transition. Comparative Study Menopause. 2006 Mar-Apr;13(2):212-21.
- MaryFran R Sowers, Rachel P Wildman, Peter Mancuso, Aimee D Eyvazzadeh, Carrie A Karvonen-Gutierrez, Eileen Rillamas-Sun, Mary L Jannausch. Change in adipocytokines and ghrelin with menopause. Comparative Study Maturitas. 2008 Feb 20;59(2):149-57.
Oui, ces symptômes sont fréquents. Les changements hormonaux ralentissent le transit intestinal, modifient la production de sécrétions digestives et perturbent le microbiote, ce qui entraîne ballonnements, lourdeurs après les repas et sensation de ventre gonflé. Des probiotiques ciblés et certaines plantes peuvent aider à améliorer le confort digestif au quotidien. En cas de douleurs abdominales inhabituelles ou de troubles persistants, une consultation médicale reste indispensable.
À la ménopause, la chute des œstrogènes entraîne une redistribution des graisses vers l'abdomen, indépendamment des apports caloriques. Le métabolisme de repos ralentit en raison de la perte de masse musculaire, et le microbiote intestinal se modifie, favorisant le stockage des graisses viscérales et une légère résistance à l'insuline. Le corps brûle donc moins d'énergie au repos, ce qui peut provoquer une prise de poids abdominale même à alimentation constante.
Il n'existe pas de solution unique, mais une combinaison de plusieurs leviers est la plus efficace : une alimentation riche en protéines et en fibres pour préserver la masse musculaire et nourrir le microbiote ; une activité physique associant cardio modéré et renforcement musculaire ; la gestion du stress et un sommeil de qualité pour réguler le cortisol et les hormones de la faim, et si besoin un soutien en micronutrition (probiotiques, enzymes digestives, soutien métabolique). L'approche globale prime sur toute mesure isolée.
La ménopause est associée à une réduction de la diversité du microbiote intestinal. Or, le microbiote joue un rôle central dans la digestion des fibres, la production d'acides gras à chaîne courte et la régulation de l'inflammation. Une dysbiose (déséquilibre du microbiote) peut ralentir le transit, augmenter la perméabilité intestinale, favoriser l'inflammation de bas grade et aggraver la résistance à l'insuline. Autant de facteurs qui contribuent au ventre gonflé et à la prise de graisse abdominale après 50 ans.
Certaines souches probiotiques peuvent contribuer à rééquilibrer le microbiote altéré par la ménopause, à réduire la perméabilité intestinale et à améliorer indirectement la sensibilité à l'insuline. Ils ne constituent pas un traitement amaigrissant, mais s'intègrent dans une stratégie globale pour soutenir la santé métabolique et digestive après 50 ans.