Introduction
Invisible et silencieuse, l’inflammation de bas grade est aujourd’hui au cœur de nombreux déséquilibres. On en parle de plus en plus, et pour cause : notre mode de vie moderne semble en favoriser l’installation. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Comment la reconnaître ? Et surtout, comment agir naturellement au quotidien ? Prenons le temps de comprendre, pas à pas.
Ce qu’il faut retenir
- L’inflammation de bas grade est un phénomène discret mais durable, fortement influencé par l’alimentation et le mode de vie.
- Sans signes évidents, elle fragile pourtant l’équilibre de l’organisme et favorise de nombreux troubles chroniques au fil du temps.
- Adopter des habitudes de vie saines et, si besoin, s’appuyer sur des solutions nutritionnelles adaptées permet d’agir efficacement
Définition : Une inflammation discrète mais persistante
L’inflammation est, à l’origine, une réponse du système immunitaire. Face à une agression (choc, micro-organisme, toxine…), l’organisme met en place une réponse destinée à se protéger et à réparer. Dans sa forme « classique », ce mécanisme de défense essentiel à la santé se manifeste par des signes visibles comme la rougeur, la chaleur, le gonflement et/ou l’inconfort.
Mais parfois, le processus reste actif, à très bas niveau, sans signal d’alarme évident. C’est ce que l’on appelle l’inflammation de bas grade ou inflammation à bas bruit. Elle évolue lentement et peut passer inaperçue pendant des années.
Cet état sollicite en permanence les ressources de l’organisme. À long terme, il peut contribuer à l’apparition de nombreux troubles, tels que le diabète, la prise de poids et l’obésité, les troubles cardiovasculaires, les déséquilibres de l’humeur comme la dépression (2), les troubles respiratoires, les troubles neurodégénératifs, jusqu’aux déséquilibres digestifs et aux troubles de l’intestin (1).
Inflammation de bas grade : un déséquilibre silencieux
L’inflammation de bas grade est particulièrement difficile à repérer, car elle évolue de manière très discrète. On parle de “bas niveau” parce qu’elle reste en dessous du seuil de douleur, ce qui explique qu’elle puisse s’installer sans signal évident, sans attirer l’attention.
Les signes sont donc diffus, variables d’une personne à l’autre. Fatigue persistante, sensation de raideur au réveil, inconfort digestif récurrent, variations de l’humeur, difficultés à gérer le poids… Un ensemble de petits signaux qui, mis bout à bout, méritent attention.
Les examens biologiques classiques ne la détectent pas toujours facilement. Certains indicateurs, lorsqu’ils sont légèrement élevés mais encore « dans la norme », peuvent néanmoins donner des pistes. (3)
Causes de l’inflammation de bas grade : pourquoi s’installe-t-elle ?
L’inflammation de bas grade s’installe le plus souvent sous l’effet de plusieurs facteurs combinés. Si l’exposition à certaines substances comme la fumée de cigarette ou la consommation d’alcool joue un rôle important, d’autres facteurs, parfois plus discrets, contribuent eux aussi à l’installation d’un terrain inflammatoire :
Parmi les causes les plus fréquemment impliquées, on retrouve l’hyperperméabilité intestinale. Lorsqu’elle fonctionne de façon optimale, la barrière intestinale contrôle ce qui passe de l’intestin dans la circulation sanguine. Lorsque cette barrière digestive devient plus perméable, certaines substances indésirables peuvent passer dans la circulation et stimuler excessivement les défenses naturelles, entretenant une réponse inflammatoire. (1). Résultat ? Un terrain déséquilibré qui peut se manifester par une fatigue prolongée, un déséquilibre immunitaire ou encore des inconforts digestifs. L’alimentation moderne, le déséquilibre de la flore intestinale en contact permanent avec les cellules de la muqueuse digestive (appelé dysbiose), ou la prise prolongée de certains médicaments comme les antibiotiques influencent la perméabilité intestinale.
L’âge, l’exposition répétée aux polluants environnementaux ou au stress oxydatif favorisent également une réponse inflammatoire diffuse dans l’organisme. (4, 5)
De même, l’obésité et les déséquilibres métaboliques sont d’autres facteurs favorisant l’inflammation de bas grade. Le tissu graisseux, lorsqu’il est en excès, participe à l’entretien d’un climat inflammatoire. (6)
Enfin, le stress chronique n’est pas en reste : un stress prolongé met en marche une chaîne de réactions hormonales dans l’organisme, avec une montée du cortisol. (7) Cette situation dérègle l’équilibre des défenses naturelles et entraîne l’activation de réponses inflammatoires.
Inflammation de bas grade : quelles conséquences pour la santé ?
Lorsque l’inflammation persiste, il fragilise progressivement l’équilibre global.
De nombreuses études montrent qu’un terrain inflammatoire peut être impliqué dans différents problèmes de santé, comme la prise de poids et l’obésité, les troubles cardiovasculaires (8, 9, 10), ainsi que les déséquilibres de l’humeur, dont la dépression (2).
Pour mieux comprendre, prenons l’exemple des troubles cardiovasculaires.
Chez les personnes concernées par des troubles cardiovasculaires, on observe fréquemment des niveaux plus élevés de marqueurs inflammatoires. Ce terrain inflammatoire participe notamment aux différentes étapes du durcissement des artères, lié à l’accumulation progressive de dépôts, comme le cholestérol, sur leurs parois…
Réduire naturellement l’inflammation de bas grade grâce à l’alimentation
Bonne nouvelle : l’inflammation de bas grade est particulièrement sensible à l’hygiène de vie. Et l’alimentation figure parmi l’un des leviers majeurs.
Le régime occidental, riche en viandes, en graisses saturées et en produits transformés (charcuteries, farines raffinées, sucres ajoutés), est régulièrement associé à des niveaux plus élevés de marqueurs inflammatoires dans le sang. À noter, ce type d’alimentation favorise aussi le surpoids et une résistance à l’insuline, deux facteurs qui entretiennent un climat inflammatoire.
À l’inverse, un régime riche en végétaux (fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes) est plutôt lié à une baisse de ces marqueurs. Remplacer une partie des viandes et des aliments industriels par des repas riches en aliments d’origine végétale, tout en maintenant une bonne hydratation, est un geste simple mais très efficace.
Le régime méditerranéen est un excellent exemple : il privilégie les fruits et légumes variés, les céréales complètes, les légumineuses, les noix et graines (lin, sésame, chia, chanvre), les poissons gras et l’huile d’olive. En plus d’apporter beaucoup de fibres, ce mode d’alimentation augmente les apports en oméga-3. Les épices et aromates comme le gingembre, le curcuma, le thym ou l’origan sont également de bons alliés au quotidien. (11)
Le mode de cuisson compte aussi : privilégiez des températures douces, la vapeur ou des cuissons lentes, plutôt que des cuissons très agressives. Et pour compléter une alimentation saine, n’oubliez pas une activité physique régulière, une gestion du stress efficace et un sommeil de qualité.
Accompagner l’organisme face aux déséquilibres grâce aux compléments alimentaires
Les compléments alimentaires peuvent venir soutenir l’organisme face à certains facteurs de déséquilibre, comme la fragilité de la barrière intestinale, l’exposition au stress oxydatif ou les difficultés liées au poids.
Les compléments alimentaires qu’il vous faut
Maintenir l’équilibre de la muqueuse intestinale
L’équilibre de la barrière intestinale joue un rôle clé dans le bien-être général. Certains facteurs de notre mode de vie peuvent fragiliser cette zone sensible, d’où l’intérêt d’un accompagnement ciblé. VITAPERMEA 2’-FUCOSYLLACTOSE a été conçu pour soutenir l’intégrité de la muqueuse intestinale et participer au bon fonctionnement des défenses naturelles.
Sa formule associe le 2’-fucosyllactose, un oligosaccharide présent dans le lait maternel, à des acides aminés comme la L-cystéine et la L-sérine, ainsi qu’à la vitamine A, qui contribue au maintien de muqueuses normales. Le zinc, reconnu pour son rôle dans le fonctionnement normal du système immunitaire, complète cette synergie, tandis que la mauve, plante traditionnellement utilisée pour le confort digestif, vient compléter notre solution Vitanutrics.
Soutenir la protection cellulaire face aux agressions quotidiennes
Au quotidien, notre corps est exposé à des agressions externes qui sollicitent fortement ses mécanismes de protection. VITAREDOX a été formulé pour accompagner la protection des cellules face au stress oxydatif.
Il contient du trans-resvératrol pur, un composé reconnu pour son action antiradicalaire, associé à de l’acide alpha-lipoïque, un acide aminé soufré naturellement présent dans l’organisme et impliqué dans la régénération des antioxydants. La formule est enrichie en sélénium, zinc, manganèse, vitamines C et E, des micronutriments qui contribuent à lutter contre les radicaux libres du stress oxydatif.
Accompagner la gestion du poids
La gestion du poids est étroitement liée à l’efficacité du métabolisme. ACIDE R ALPHA LIPOÏQUE (lien produit) a été pensé pour soutenir ces fonctions clés au quotidien.
Ce complément contient de l’acide alpha-lipoïque sous sa forme R, une forme particulièrement bien assimilée par l’organisme. Il contribue au bon fonctionnement du métabolisme, participe à la production d’énergie et améliore la sensibilité à l’insuline. Un allié intéressant pour accompagner un mode de vie actif et une alimentation équilibrée.
La prévention de l’inflammation de bas grade repose sur des habitudes de vie durables : une activité physique régulière, le maintien d’un poids corporel équilibré et une alimentation variée et majoritairement végétale. Pour renforcer ces efforts, des compléments alimentaires adaptés peuvent venir soutenir l’organisme au quotidien, en complément d’un mode de vie sain.
Sources scientifiques :
- Lee SH. Intestinal permeability regulation by tight junction: implication on inflammatory bowel diseases. Intest Res. 2015 Jan;13(1):11-8. doi: 10.5217/ir.2015.13.1.11. Epub 2015 Jan 29. PMID: 25691839; PMCID: PMC4316216.
- Berk M, Williams LJ, Jacka FN, O’Neil A, Pasco JA, Moylan S, Allen NB, Stuart AL, Hayley AC, Byrne ML, Maes M. So depression is an inflammatory disease, but where does the inflammation come from? BMC Med. 2013 Sep 12;11:200. doi: 10.1186/1741-7015-11-200. PMID: 24228900; PMCID: PMC3846682.
- Wang Z, Wang X, Chen Z, Zhang L, Zhu M. Distribution of High-Sensitivity C-Reactive Protein and Its Relationship with Other Cardiovascular Risk Factors in the Middle-Aged Chinese Population. Int J Environ Res Public Health. 2016 Aug 31;13(9):872. doi: 10.3390/ijerph13090872. PMID: 27589783; PMCID: PMC5036705.
- Shaw AC, Goldstein DR, Montgomery RR. Age-dependent dysregulation of innate immunity. Nat Rev Immunol. 2013 Dec;13(12):875-87. doi: 10.1038/nri3547. Epub 2013 Oct 25. PMID: 24157572; PMCID: PMC4096436.
- Franceschi C, Campisi J. Chronic inflammation (inflammaging) and its potential contribution to age-associated diseases. J Gerontol A Biol Sci Med Sci. 2014 Jun;69 Suppl 1:S4-9. doi: 10.1093/gerona/glu057. PMID: 24833586.
- Izaola O, de Luis D, Sajoux I, Domingo JC, Vidal M. INFLAMACIÓN Y OBESIDAD (LIPOINFLAMACIÓN) [Inflammation and obesity (lipoinflammation)]. Nutr Hosp. 2015 Jun 1;31(6):2352-8. Spanish. doi: 10.3305/nh.2015.31.6.8829. PMID: 26040339.
- Munhoz CD et al. Stress-induced neuro-inflammation: mechanisms and new pharmacological targets. Braz J Med Biol Res. 2008; 41(2):1037-46.
- Li H, Sun K, Zhao R, Hu J, Hao Z, Wang F, Lu Y, Liu F, Zhang Y. Inflammatory biomarkers of coronary heart disease. Front Biosci (Schol Ed). 2018 Jan 1;10(1):185-196. doi: 10.2741/s508. PMID: 28930526.
- Wang Z, Wang X, Chen Z, Zhang L, Zhu M. Distribution of High-Sensitivity C-Reactive Protein and Its Relationship with Other Cardiovascular Risk Factors in the Middle-Aged Chinese Population. Int J Environ Res Public Health. 2016 Aug 31;13(9):872. doi: 10.3390/ijerph13090872. PMID: 27589783; PMCID: PMC5036705.
- Institut de cardiologie de Montréal. Observatoire de la Prévention. Réduire l’inflammation chronique pour prévenir les maladies cardiovasculaires. 2017.
- Nettleton JA, Steffen LM, Mayer-Davis EJ, Jenny NS, Jiang R, Herrington DM, Jacobs DR Jr. Dietary patterns are associated with biochemical markers of inflammation and endothelial activation in the Multi-Ethnic Study of Atherosclerosis (MESA). Am J Clin Nutr. 2006 Jun;83(6):1369-79. doi: 10.1093/ajcn/83.6.1369. PMID: 16762949; PMCID: PMC2933059.
L’inflammation de bas grade étant très discrète, elle ne se repère pas toujours avec les analyses classiques. Certains examens plus fins peuvent toutefois donner des indications intéressantes. Parmi eux, la CRP ultra-sensible est souvent utilisée : lorsqu’elle est légèrement élevée, elle peut traduire l’existence d’un terrain inflammatoire, notamment au niveau des parois des vaisseaux.
Dans de nombreux cas, les résultats restent « dans la norme » alors qu’un déséquilibre est bien présent. C’est pourquoi certains bilans plus spécifiques peuvent être proposés, comme l’analyse de l’équilibre des acides gras (oméga-6 / oméga-3). D’autres indicateurs, comme le taux d’homocystéine, peuvent également donner des pistes lorsqu’ils sont élevés.
Le microbiote intestinal est composé de milliards de micro-organismes qui participent à la protection de l’organisme et au bon fonctionnement des défenses naturelles. Lorsqu’il est déséquilibré (dysbiose), il peut favoriser une stimulation excessive du système immunitaire et entretenir un climat inflammatoire. C’est pourquoi une alimentation riche en fibres et en aliments fermentés, ainsi qu’un apport en probiotiques, contribuent à préserver une flore digestive équilibrée.
La surcharge pondérale est étroitement liée à l’inflammation de bas grade. Le tissu graisseux n’est pas un simple lieu de stockage : il produit aussi des substances capables d’entretenir un climat inflammatoire dans l’organisme. Des études montrent que plus le surpoids est important, plus les marqueurs inflammatoires sont élevés. A contrario, les personnes dont les marqueurs restent plus bas semblent retrouver plus facilement un poids d’équilibre. Ces résultats suggèrent que l’inflammation peut freiner la perte de poids et favoriser l’installation d’un déséquilibre métabolique.
Il est possible d’agir naturellement sur ce déséquilibre, notamment grâce à l’hygiène de vie. Une alimentation riche en fruits et légumes, en bonnes graisses et en fibres, associée à une activité physique régulière, contribue à apaiser le terrain inflammatoire. La gestion du stress, un sommeil de qualité et une bonne hydratation jouent également un rôle majeur. Enfin, des compléments alimentaires bien choisis peuvent venir soutenir ces démarches, en accompagnement d’une alimentation équilibrée.