Fatigue mitochondriale : le “vrai” coupable derrière la fatigue persistante ?

Publié par : Marie RobertMarie Robert 12 minutes

Sommaire de l'article

Introduction

Fatigue persistante, manque d’élan dès le réveil, sensation d’être « à plat » malgré un sommeil suffisant… Lorsque l’épuisement s’installe durablement, le stress chronique ou le surmenage sont souvent pointés du doigt. Pourtant, une piste majeure reste encore largement sous-estimée : celle du fonctionnement mitochondrial.

En cas de fatigue prolongée, il devient indispensable de s’intéresser à ces petites structures, véritables piliers de notre production énergétique. Présentes dans presque toutes nos cellules, les mitochondries fonctionnent comme des centrales électriques internes. Leur mission consiste à transformer les nutriments apportés par l’alimentation en énergie directement utilisable par l’organisme. Ce processus, au cœur du métabolisme cellulaire, repose sur une succession de réactions biochimiques finement orchestrées et dépend de nombreux micronutriments.

Lorsque ce système énergétique commence à faiblir, les répercussions peuvent se faire sentir à l’échelle de tout l’organisme. C’est précisément ce lien entre fatigue et mitochondries que nous allons explorer.

Ce qu’il faut retenir

  • La fatigue peut avoir une origine cellulaire, liée à une dysfonction des mitochondries, ces “centrales énergétiques” indispensables à la production d’ATP.
  • Les mitochondries ne servent pas seulement à produire de l’énergie : elles participent aussi à la régulation hormonale, à l’équilibre oxydatif, à la communication cellulaire et à la réparation des tissus.
  • Le soutien mitochondrial repose sur une approche globale : alimentation riche en nutriments, sommeil, activité physique, réduction du stress et à une complémentation ciblée.

Qu’est-ce que la fatigue mitochondriale ?

Les mitochondries : les centrales énergétiques de nos cellules

Les mitochondries sont souvent comparées à des centrales énergétiques internes. Ces structures spécialisées, appelées organites cellulaires, sont présentes dans presque toutes les cellules de l’organisme. Il existe toutefois une exception : les globules rouges, qui en sont dépourvus.

Ces organites se caractérisent par une organisation singulière. Chaque mitochondrie est entourée d’une double membrane et possède son propre ADN, ce qui en fait des structures à part au sein de la cellule. Leur répartition n’est cependant pas homogène dans le corps humain.

En effet, toutes les cellules ne contiennent pas le même nombre de mitochondries. Leur densité varie directement en fonction de l’activité métabolique et des besoins énergétiques de chaque tissu. Les cellules les plus sollicitées sur le plan énergétique en hébergent donc davantage. C’est notamment le cas des cellules nerveuses, des cellules musculaires, des cellules sensorielles, mais aussi des ovocytes, particulièrement riches en mitochondries.

Le rôle des mitochondries dans la production d’énergie

Du rythme cardiaque à la respiration, en passant par l’activité cérébrale ou musculaire, le corps humain a besoin d’un apport énergétique permanent pour assurer ses fonctions vitales. Afin d’éviter l’épuisement de cette « énergie vitale », l’organisme s’appuie sur un vaste réseau de mitochondries capables de produire, chaque jour, de grandes quantités d’ATP (adénosine triphosphate), la forme d’énergie métabolique directement utilisable par les cellules.

Leur mission principale consiste à fournir l’énergie nécessaire au fonctionnement de l’ensemble de l’organisme. Cette énergie est produite sous forme d’ATP grâce à un mécanisme biologique complexe appelé respiration cellulaire. Au cœur de ce processus se trouve le cycle de Krebs, souvent décrit comme une « grande roue chimique ». Il repose sur l’enchaînement continu de huit réactions biochimiques clés,  qui permettent une fabrication constante d’énergie au sein des mitochondries.

Pour fonctionner de manière optimale, chaque mitochondrie doit disposer d’un apport suffisant en nutriments et en oxygène. En retour, cette production d’énergie génère un déchet métabolique : le gaz carbonique, ensuite éliminé par l’organisme.

Les autres fonctions essentielles des mitochondries

Au-delà de leur rôle dans la production d’énergie, les mitochondries remplissent de nombreuses fonctions indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Elles interviennent notamment dans la synthèse hormonale, la régulation de la température corporelle et le maintien de l’équilibre du calcium à l’intérieur des cellules.

Les mitochondries participent également à des processus biologiques tels que la croissance cellulaire et la communication entre les cellules. Elles sont impliquées dans la mort cellulaire programmée, aussi appelée apoptose, un mécanisme participant au renouvellement des tissus et au maintien de l’équilibre cellulaire.

Par ailleurs, elles contribuent à la réponse immunitaire, à la régulation de l’équilibre oxydatif de l’organisme, ainsi qu’à la production des globules rouges. Les mitochondries interviennent enfin dans la synthèse des hormones sexuelles, soulignant leur importance bien au-delà de la seule production énergétique.

Les dysfonctionnements mitochondriaux

Signes associés à la fatigue mitochondriale

La fatigue mitochondriale peut se traduire par un ensemble de manifestations :

  • Fatigue persistante s’installant dans la durée, non soulagée par le repos ou un sommeil pourtant suffisant
  • Récupération prolongée après un épisode infectieux, avec une sensation de convalescence difficile
  • Épuisement lié au stress, au surmenage ou à une surcharge professionnelle, avec une difficulté marquée à retrouver un niveau d’énergie satisfaisant
  • Fatigue parfois associée à des tensions musculaires et à un stress oxydatif élevé
  • Troubles digestifs, pouvant être en lien avec un déséquilibre du microbiote intestinal ou une perméabilité intestinale persistante
  • Baisse de la concentration et de la clarté mentale, difficultés d’attention

Dysfonctionnement mitochondrial : quels organes sont concernés ?

Un déficit en mitochondries, ou un fonctionnement mitochondrial altéré, peut avoir des répercussions sur la santé globale, en particulier au niveau des tissus les plus dépendants de l’ATP. Les organes dits «énergivores » sont alors les plus vulnérables. C’est notamment le cas du muscle cardiaque, du cerveau, du foie et du système nerveux, tous caractérisés par des besoins énergétiques élevés.

Facteurs de troubles mitochondriales

De nombreux facteurs du quotidien peuvent exercer une pression constante sur le fonctionnement des mitochondries. Le stress prolongé, l’exposition répétée à certaines substances environnementales, le manque de sommeil ou encore des apports nutritionnels insuffisants contribuent à fragiliser progressivement le réseau mitochondrial.

Avec le temps, ces déséquilibres finissent par se traduire sur le plan énergétique : la capacité de production d’énergie diminue, les performances physiques et mentales s’amenuisent, et une sensation de fatigue globale peut progressivement s’installer. Ce phénomène est souvent accentué avec l’avancée en âge, période au cours de laquelle l’efficacité mitochondriale décline naturellement.

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Conséquences de la fatigue mitochondriale

Les dysfonctionnements mitochondriaux peuvent se traduire par de nombreuses altérations fonctionnelles, affectant différents systèmes de l’organisme. Parmi les conséquences observées, on retrouve :

  • Fonctions cognitives : baisse des performances mentales, troubles de l’attention, fluctuations de l’humeur ou troubles de la mémoire1
  • Fonction visuelle : fragilité oculaire liée au vieillissement cellulaire et au stress oxydatif2
  • Fonction cardiovasculaire et respiratoire : diminution de l’efficacité énergétique du muscle cardiaque et de la capacité respiratoire
  • Équilibre de la glycémie : perturbations du métabolisme du glucose et de la gestion énergétique3
  • Confort musculo-articulaire : fatigue musculaire diffuse, raideurs et sensibilité accrue à l’effort
  • Tolérance à l’effort et récupération : fatigabilité importante, récupération lente après une activité physique ou mentale
  • Fonction reproductive : baisse de la qualité énergétique cellulaire impliquée dans les fonctions de fertilité4

Compléments alimentaires : un soutien pour les mitochondries

Si l’alimentation permet généralement de couvrir une grande partie des besoins, une supplémentation ciblée peut être utile afin de soutenir le fonctionnement physiologique de l’organisme.

Coenzyme Q10 : un antioxydant clé pour la santé mitochondriale

La coenzyme Q10 (CoQ10) occupe une place majeure dans le fonctionnement des mitochondries. Pour cause, cette enzyme mitochondriale5 est un cofacteur indispensable à la production d’énergie par la mitochondrie. De faibles niveaux de coenzyme Q10 ont d’ailleurs été associés à la fatigue.5 Par ailleurs, la coenzyme Q10 possède également une action antioxydante. À ce titre, elle contribue à protéger les mitochondries contre les effets délétères des radicaux libres, qui peuvent altérer leur efficacité et accélérer leur vieillissement.

L’organisme est capable de synthétiser naturellement de la coenzyme Q10, mais cette capacité tend à

diminuer progressivement à partir de l’âge de 30 ans. Cette baisse coïncide souvent avec une diminution de la vitalité, des performances physiques et mentales et du niveau d’énergie perçu.

Un apport ciblé en coenzyme Q10 peut être envisagé afin de contribuer au maintien des fonctions mitochondriales, notamment lorsque les besoins augmentent ou que la synthèse endogène devient moins efficace. Chez Vitanutrics, nous avons développé une formule à base de coenzyme Q10, présentée sous forme microencapsulée : une technologie qui améliore l’absorption, jusqu’à 100 fois plus efficace que la coenzyme Q10 en poudre microcristalline6, pour une meilleure efficacité.

Un apport ciblé en micronutriments

Les mitochondries ont besoin de nombreux cofacteurs, apportés sous forme de micronutriments spécifiques, indispensables au bon déroulement des réactions biochimiques de production d’énergie. Parmi ces micronutriments figurent plusieurs vitamines du groupe B, ainsi que des minéraux et oligo-éléments tels que le magnésium. Lacide alpha-lipoïque fait également partie des composés impliqués dans ces mécanismes métaboliques. Cet antioxydant, présent dans toutes nos cellules, aide à les protéger contre le stress oxydatif.

Pour soutenir votre énergie au quotidien, Vitanutrics propose des compléments alimentaires ciblés : VITAMAGNESIUM Forte, Acide alpha-lipoïque, ou VitaSynergie, un concentré de vitamines et d’oligo-éléments (acérola, L-tyrosine, vitamines du groupe B, vitamine D3 et vitamine E) formulé pour contribuer à réduire la fatigue. 

Astuces pour soutenir le fonctionnement mitochondrial

Adopter certaines habitudes hygiéno-diététiques peut contribuer à préserver le bon fonctionnement des mitochondries et, plus largement, l’équilibre énergétique de l’organisme.

Le  sommeil

Le sommeil agit, non seulement dans le bien-être général, mais aussi dans la vitalité des mitochondries. Cette période de repos constitue un temps privilégié durant lequel l’organisme engage des mécanismes de récupération et de régénération, aussi bien au niveau du corps que du cerveau. Un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité est associé à une augmentation du stress oxydatif, tandis que l’activité des enzymes antioxydantes tend à diminuer. Par ailleurs, des études ont mis en évidence un lien entre le manque de sommeil et des modifications de la structure mitochondriale, susceptibles d’altérer leur efficacité énergétique. (7)

L’exercice physique

La pratique régulière d’une activité physique est reconnue pour son rôle bénéfique sur l’équilibre énergétique de l’organisme. Les activités d’endurance, en particulier, n’agissent pas uniquement sur le renforcement musculaire.  Elles sollicitent directement les mitochondries, les incitant à s’adapter et à se multiplier afin de répondre aux besoins énergétiques accrus de l’organisme.8  De plus, les pratiques favorisant la relaxation participeraient à l’amélioration du fonctionnement mitochondrial. 9

L’alimentation

L’alimentation fournit les macronutriments indispensables (glucides, lipides, protéines) qui constituent les substrats nécessaires à la production d’énergie cellulaire.  D’une part, une consommation régulière de fruits, légumes et de bonnes graisses permet d’en assurer un apport adéquat. D’autre part, il est important de réduire les facteurs pouvant fragiliser les mitochondries  : cuissons à très haute température,  alcool, mais aussi exposition aux métaux lourds, ou encore le stress chronique. Enfin, certaines stratégies nutritionnelles,comme les régimes riches en lipides et pauvres en glucides (régime cétogène), font l’objet de recherches pour leur potentiel soutien du métabolisme énergétique et de la fonction mitochondriale.¹⁰


Sources scientifiques :

  1. Maria Damiano. Rôle de la dysfonction mitochondriale dans deux maladies neurodégénératives, la Maladie de Huntington et la Maladie de Parkinson. Neurosciences [q-bio.NC]. Université Pierre et Marie Curie – Paris VI, 2014. Français.
  2. Maloney DM, Chadderton N, Millington-Ward S, Palfi A, Shortall C, O’Byrne JJ, Cassidy L, Keegan D, Humphries P, Kenna P, Farrar GJ. Optimized OPA1 Isoforms 1 and 7 Provide Therapeutic Benefit in Models of Mitochondrial Dysfunction. Front Neurosci. 2020 Nov 26;14:571479. doi: 10.3389/fnins.2020.571479. PMID: 33324145; PMCID: PMC7726421.
  3. Gastaldi G. et Giacobino J.P. Syndrome métabolique, une maladie mitochondriale ? Revue médicale suisse. 2008.
  4. May-Panloup Pascale., Chrétien MF., et al. Mitochondries et reproduction. Med Sci. 2004. 20 (8-9) : 779-783
  5. Filler K, Lyon D, Bennett J, McCain N, Elswick R, Lukkahatai N, Saligan LN. Association of Mitochondrial Dysfunction and Fatigue: A Review of the Literature. BBA Clin. 2014 Jun 1;1:12-23. doi: 10.1016/j.bbacli.2014.04.001. PMID: 25147756; PMCID: PMC4136529.
  6. Uekaji, Y., Ikuta, N., Rimbach, G., Matsugo, S., & Terao, K. (2017). Enhancement of oral bioavailability of functional VTN_FT_COENZYMEQ10_01/20 ingredients by complexation with cyclodextrin. J. Drug Des. Res, 4, 1043
  7. Lehrer HM, Chu LE, Hall MH, Murdock KW. Self-reported sleep efficiency and duration are associated with bioenergetic function in peripheral blood mononuclear cells (PBMCs) of adults. Mitochondrion. 2022 Jan;62:122-127. doi: 10.1016/j.mito.2021.11.005. Epub 2021 Nov 14. PMID: 34785262; PMCID: PMC8724413.
  8. Ruiz M. Rôle de PGC-1α dans le système cardiovasculaire : recherche d’activateurs cœur-spécifiques et étude de ses mécanismes de régulation dans le muscle lisse aortique. 2011.
  9. Bhasin M., Dusek J. et al. Relaxation Response Induces Temporal Transcriptome Changes in Energy Metabolism, Insulin Secretion and Inflammatory Pathways. Plos One. 2013. 12(2)
  10. Ahola-Erkkilä S., J Carroll C., et al. Ketogenic diet slows down mitochondrial myopathy progression in mice. Hum Mol Genet. 2020. 19 (10) : 1974-1984

FAQ

La densité en mitochondries varie fortement selon les cellules et leurs besoins énergétiques. Certaines cellules en sont particulièrement riches, notamment les ovocytes matures, qui se distinguent par une concentration exceptionnelle, afin de répondre à des exigences énergétiques très élevées.

La fonction principale des mitochondries consiste à convertir les nutriments issus de l’alimentation en énergie utilisable par les cellules. Au-delà de ce rôle énergétique central, elles interviennent dans de nombreux processus physiologiques essentiels, tels que la croissance cellulaire, la communication entre les cellules, la mort cellulaire programmée, la réponse immunitaire, le maintien de l’équilibre oxydatif, ainsi que la production des globules rouges et des hormones sexuelles.

Un dysfonctionnement mitochondrial se traduit souvent par une fatigue ou un épuisement chronique, même après un sommeil suffisant. Il peut s’accompagner de troubles cognitifs (baisse de concentration, brouillard mental) et d’une récupération lente après l’effort. On retrouve aussi parfois des gênes digestives, une sensibilité au stress oxydatif ou des inconforts musculaires.

Le diagnostic des maladies mitochondriales est souvent complexe, car les personnes concernées développent des symptômes très variés qui peuvent toucher différents organes et tissus. Cette diversité rend l’identification difficile et nécessite une approche globale : bilan clinique et neurologique, analyses sanguines et biologiques, imagerie (IRM, échographie), tests de la fonction mitochondriale, analyses génétiques, ou encore une biopsie musculaire dans certains cas.

Les mitochondries sont particulièrement sensibles à l’hygiène de vie. Une activité physique régulière, en particulier les sports d’endurance, un sommeil de qualité, des périodes de repos métabolique comme le jeûne, ainsi qu’une alimentation équilibrée et riche en nutriments contribuent à préserver leur efficacité. Dans certains contextes, un apport ciblé en micronutriments via des compléments alimentaires peut également être envisagé pour soutenir le fonctionnement des mitochondries.

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