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    Autisme : les voies de la micronutrition pour une meilleure compréhension et prise en charge

    A l’approche de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, nous rappelons notre intérêt particulier à cette problématique. En effet, Vitanutrics participe et soutient chaque année la journée dédiée à cette maladie par son soutien à l’AIDAPHI, un centre spécialisé dans l’accueil et l’accompagnement des familles ayant un enfant autiste.

    Nous en profitons pour faire le point sur les différentes pistes micronutritionnelles pouvant aider à comprendre cette pathologie et à diminuer l’intensité des symptômes pour améliorer sa prise en charge.

    Qu’est-ce que le Spectre autistique ?

    L’expression « spectre autistique » renvoie à un éventail de manifestations caractéristiques qui englobent les interactions sociales, des modes d’apprentissage non conventionnels, un vif intérêt pour certaines disciplines, une attirance pour les activités routinières, des difficultés de communication et des manières distinctives de traiter l’information sensorielle[1].

     

     

     

    Magnésium et vitamine B6 : bien-être et vigilance

    Malgré les progrès dans la prise en charge médicamenteuse de cette pathologie, un intérêt croissant pour des traitements alternatifs voit le jour avec notamment l’utilisation de la nutrithérapie.

    Tout d’abord, le Magnésium, cet oligoélément essentiel intervenant dans plus de 300 réactions enzymatiques a depuis longtemps montré son importance dans le bon fonctionnement du système nerveux. Il intervient dans de nombreuses réactions métaboliques au niveau des cellules du cerveau et des muscles.

    Certaines études[2] démontrent que le Magnésium plasmatique est abaissé chez les enfants autistes. C’est pourquoi, ces enfants sont souvent sujet à des troubles déficitaires de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Une supplémentation en Magnésium et en Vitamine B6 contribue  à favoriser un état de détente et à diminuer l’agressivité et l’impulsivité chez l’enfant autiste.

    Acides gras et optimisation cérébrale

    Les acides gras Omega 3 représentent une réelle piste de supplémentation. En effet, ils tiennent un rôle important au niveau de la structure du cerveau et dans les fonctions cognitives, la neurotransmission, dans la structure des membranes cellulaires ainsi que dans l’inflammation.

    De nombreuses données encouragent l’utilisation des EPA et DHA dans la prise en charge de pathologies neurodéveloppementales, des troubles de l’humeur, du TDAH et de l’autisme. 

    Chez l’enfant autiste plus particulièrement, il semblerait que des concentrations faibles en EPA et DHA ont été reportées ainsi que des concentrations élevées en cytokines pro-inflammatoire[3].

    Une supplémentation en Oméga 3 représenterait donc un réel soutien aux thérapies actuelles pour diminuer certains symptômes et améliorer le fonctionnement du système nerveux.

    Rôle de l’intestin : un avenir prometteur

    L’importance du microbiote intestinal est de plus en plus documentée et plus récemment dans le développement de certaines maladies mentales telles que la schizophrénie ou la dépression chronique[4]. La recherche scientifique voit émerger de plus en plus d’études sur les rôles des différentes bactéries intestinales dans diverses affections psychiatriques tels que l’autisme, la maladie d’Alzheimer et de Parkinson, les accidents vasculaires cérébraux, etc.

    Le microbiote intestinal est propre à chaque individu et représente l’ensemble des micro-organismes qui colonisent nos intestins : bactéries, champignons et virus.

    Il apparaît que la qualité du microbiote peut intervenir sur la sévérité de la pathologie et la symptomatologie comportementale.  Il est trop tôt pour pouvoir établir un lien direct entre l’autisme et le microbiote mais un essai clinique est très prometteur à ce sujet.

    En effet, en 2017, un essai ouvert[5] (les participants étaient conscients du traitement reçu) a été réalisé sur des enfants autistes qui ont reçu une transplantation fécale du microbiote d’enfants non autistiques. Les résultats montrent une amélioration de 80% des symptômes gastrointestinaux (constipation, diarrhée et douleurs abdominales) et une réduction de 24% des troubles comportementaux après 8 semaines de traitement.  Bien que cette étude soit un essai ouvert soumis à des effets placebo, ces résultats sont prometteurs et constituent une étape cruciale pour comprendre le lien qui existe entre le microbiote et le trouble autistique.

     

    Toutes ces études ne permettent pas actuellement d’expliquer clairement les mécanismes sous-jacents à l’implication de ces nutriments dans l’autisme mais ils représentent une réelle piste d’intervention en parallèle à un traitement classique. La recherche ne cesse de voir naître des hypothèses nutritionnelles sous-jacentes aux dysfonctionnements psychiatriques et bien que les résultats soient fort encourageants, de futures méta-analyses nous permettront bientôt de pouvoir tirer de plus fortes conclusions sur l’intérêt de la nutrithérapie dans la prise en charge de ces pathologies neuropsychiatriques

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    Rédaction : Fanny Reeners et Ludovic Rondini



    [1] http://www.un.org/fr/events/autismday
    [2] Strambi, M., et al. 2006. « Magnesium profile in autism. » Biol.Trace Elem Res 109(2):97-104.
    [3] Mazahery H., Stonehouse W., Delshad M., Kruger M., Conlon C., Beck K., von Hurst P. (2017) Relationship between Long Chain n-3 Polyunsaturated Fatty Acids and Autism Spectrum Disorder: Systematic Review and Meta-Analysis of Case-Control and Randomised Controlled Trials. Nutrients.  9:155.
    [4] Sherwin, E., Dinan, T. G., & Cryan, J. F. (2017). Recent developments in understanding the role of the gut microbiota in brain health and disease. Annals of the New York Academy of Sciences.
    [5] Dae-Wook Kang, et al (2017) Microbiota Transfer Therapy alters gut ecosystem and improves gastrointestinal and autism symptoms: an open-label study. Microbiome. 2017; 5 : 10